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Concert Mampy le 3/09 - par asc le 01/08/2016 ~ 20:21

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Article & Interview croisé du chorégraphe Wes Howard et du danseur Medhi Mojahid par Léa Janssens habitant Saint Félix Lauragais

"Les trois danseurs, Mehdi Mojahid, Chloé Lemaire et Julie Dubois nous ont fait découvrir des improvisations en suivant les rythmes de la musique Baroque. Le chorégraphe, Wes Howard, nous a proposé un « cahier des charges » minutieux. Ce qui compte pour lui, c’est de mettre en valeur un LIEU. La danse en est l’âme, dit-il. La scénographie est très dépouillé, minimaliste, selon l’approche postmoderniste. Juste un cercle de lumière sur le sol duquel à l’intérieur vont évoluer les danseurs. Le postmodernisme explore de nouvelles possibilités parfois hors des lieux traditionnels de diffusion. Les danseurs sont vêtus en blanc, pas de costumes. Toujours selon les principes de la danse postmoderniste. Wes Howard inclut les hôtesses de l’association dans sa scénographie et leur demande, à leur tour, d’être vêtues de blanc.

Après une brève introduction et présentation par Wes Howard, Mehdi Mojahid entre en scène sur un thème de Carl Philipp Emanuel Bach : le Largo du concerto pour violoncelle.
Les mouvements de Mehdi sont amples, denses, élégants. On sent l’intense concentration du danseur. Son visage exprime sa joie d’être là, avec nous, et d’exprimer ce qu’il ressent en lui. Mehdi improvise devant nous, rien n’est pré-écrit ! Comme il dit dans un entretien : la danse est en chacun de nous. Il faut juste qu’elle traverse la peau. Le public est assis par terre et sur des chaises autour du cercle de lumière. La proximité avec le danseur est forte, immédiate. L’osmose est palpable. Nous sommes loin de la danse classique et de ses codes. La danse contemporaine, postmoderne déconstruit les codes. Les chorégraphes recourent à l’improvisation, à l’interaction avec le public. Le corps sert à exprimer des émotions à travers les mouvements. La musique de C.Ph.E. Bach accompagne et soutien les mouvements gracieux de Mehdi Mojahid à la perfection. Qui dit que la musique Baroque est austère ? Elle est jubilatoire, sensuelle et tendre, tout comme la danse de Mehdi. Le public est conquis et applaudit de façon enthousiaste après la première danse.

Ensuite les deux danseuses, Julie et Chloé, nous présente une danse à deux. C’est la musique de G.F. Händel, le duo de Chloé et Julie, un extrait de l’opéra Tamerlano, qui accompagne la danse.
Pour terminer, les trois danseurs nous présentent un trio sur un extrait d’Alcina, « Ah! mio cor », toujours de Händel. Nous retrouvons cette même simplicité ample dans les mouvements. La grâce, toujours la grâce. Les trois danseurs s’accordent parfaitement dans l’improvisation et nous présentent des tableaux aériens, des sculptures dans un mouvement léger et subtil.
Devant un public conquis et enthousiaste, le trio nous régale, encore une fois, avec une quatrième danse. Un extrait de l’opéra de Monteverdi, L’incarnation de Popée, les accompagne dans leur performance.
Wes Howard vient remercier le public et nous invite à participer à un buffet conçu et présenté dans le cadre de sa scénographie : nappe de table blanche et « dip’s ». Les couleurs des différents plats éclatent dans ce décor austère autant par leur abondance que par leur diversité.
Notre équipe, Luce, Stéphanie et Patricia ont, encore une fois, réussit une belle performance gastronomique. Un grand merci !
Cette soirée très sympathique a permis aux St Pauletois et autres visiteurs d’apprécier la danse contemporaine. La danse qui s’est affranchie du fil narratif d’un thème, ou d’un livret et qui s’est libérée d’une scénographie codifiée de décors et de costumes. Elle conquiert une totale indépendance et garde comme signification celle que suggère le mouvement en lui-même. La danse contemporaine a démocratisé la danse.

Laissons la parole à Wes Howard, chorégraphe et à Mehdi Mojahid, danseur :

Wes Howard : ce qui caractérise les trois pièces, c’est que dans la musique baroque, il y a de l’improvisation. Il y a les thèmes et ensuite, les improvisations sur les thèmes.
Mehdi danse sur la musique baroque et sur le silence. Ce soir, en commun accord avec les animatrices, on a pensé que c’était peut-être un peu austère de danser en silence.

Léa Janssens : Pourquoi avoir choisi la danse ? Pourquoi dansez-vous ?

Mehdi : Je pose plutôt la question pourquoi certaines personnes ne dansent pas ? Quand j’ai eu l’opportunité de danser, ça m’a paru évident que c’était là qu’il fallait que je sois. C’est-à-dire : j’ai commencé la scène avec un travail de théâtre et j’ai rencontré Wes (Howard) qui m’a invité, dans un cursus théâtrale, de mettre du corps dans le texte. Et puis, le texte, les mots, le langage s’avéraient très vite lacunaire pour exprimer ce que j’avais à dire. C’était évident que la danse était le médium parfait pour pouvoir mettre en scène et vivre ce que j’avais à vivre et ce que je vis aujourd’hui. La danse est partout. Je n’ai pas une approche très culturelle de la danse. La danse n’est pas à faire. La danse est beaucoup plus quelque chose qui se vit, qui est une expérience en soi. D’où l’importance de l’improvisation dans le travail.

Wes Howard : Quelque chose, pour moi, a toujours été important en animant des ateliers, c’est de donner le désir de danser à des gens capables de le ressentir. C’est de privilégier le « pouvoir être » sur le « savoir-faire ». Je ne fais que citer une critique parisienne qui l’a écrit en 1976 dans une revue qui s’appelle « Esprit ». Je ne savais pas ce que je faisais, mais je le faisais bien, apparemment.

Léa Janssens : est-ce que vous êtes passés par les codes traditionnels de la danse ?

Wes Howard : moi oui, Mehdi non. Maintenant, ceci dit, les codes traditionnels, je les ai court-circuités très rapidement. Simplement à cause du fait que je suis américain, que j’étais en Amérique fin des années cinquante, début des années soixante quand absolument tout, culturellement, était en train d’exploser. En une saison et demie, un peu comme un service militaire, j'ai fait mes classes en danse classique. Ensuite, j’ai rencontré la danse contemporaine à travers Merce Cunningham*. Il m’a complètement dévié et curieusement, à cette époque-là et avec les transfuges de Merce Cunningham, c’est devenu, ce qu’on a appelé plus tard, le « postmodernisme ». J’ai rencontré une française et je suis allé en France en 1963. J’ai commencé à travailler en free lance (indépendant). Alors je faisais tout ce que je pouvais. Je faisais du mime, des éléments de danse classique. Et puis, j’ai commencé à la Sainte Baume en 1970, l’atelier « Danse de Sainte Baume ». C’est là où je me suis complètement égaré, ou libéré, de la danse culturellement correcte. Et j’ai fait venir à travers les fêtes musicales de la Sainte Baume, les danses postmodernistes américaines.

Mehdi : le code de la danse, je n’en ai pas bénéficié parce que je me suis mis à la danse relativement tard. Selon la norme, bien sûr, parce qu’il n’y a pas de « trop tard » pour la danse. Personnellement, c’était à ma majorité que j’ai commencé la danse. Et bien sûr, ce n’est pas par les codes que j’ai commencé. C’est grâce à Wes que j’ai fait ça parce qu’il défie en permanence les codes. Et en même temps, je n’ai pas l’impression de défier les codes. J’ai reçu une proposition (de Wes Howard) qui me semblait tout à fait honnête sur le plan artistique. Je cultive encore une forme d’innocence vis-à-vis de ça. Maintenant, des codes il y en a. Dans une démarche artistique, il y a surtout la démarche de partager l’art. On reste dans une approche performative de la danse. Certes, pour nous c’est une expérience, mais on est là aussi pour faire vivre une expérience à d’autres personnes. Mon univers sonore favori reste le silence. Mais c’est aussi bien de danser avec de la musique parce qu’on associe la danse à la musique et c’est une porte d’entrée pour apprécier la danse. Mais pas un acquis. Pas un support obligé.

Wes Howard : d’autant plus que le choix de la musique baroque c’est la musique qui est certainement la plus structurée et la plus sauvage qui existe. C’est-à-dire, dans la musique baroque on passe directement de l’animal à l’ange, sans passer par le problème de l’homme. Et les états de chants, les états de corps dans le baroque, on les retrouve très bien dans les sculptures. Et dans la danse, c’est absolument extraordinaire, à condition de ne pas vouloir faire de la danse baroque. Oui, c’est une danse très codifiée, c’est une danse folklorique de cour.
Tandis qu’improviser à la façon de Händel, Vivaldi ou Cimarosa, on évite les pièges du romantisme qu’on trouverait chez Berlioz ou Brahms. Il n’y a rien de plus sauvage qu’un Aria de Händel. Elle chante de l’âme et non du psychisme.

Léa Janssens : comment réagit le public à votre danse ? Qu’est-ce que vous recevez comme réaction ?

Mehdi : je ne me suis jamais fait huer encore. Sincèrement, je pense que les gens sont émus et en général, notre danse, je la partage aussi bien avec des habitués des scènes de théâtre qu’avec un public qui voit de la danse contemporaine pour la première fois. Les gens sont touchés directement au cœur et c’est ça qui me rassure.

Wes Howard : on vient de terminer cinq soirées de suite à l'Abbaye de Saint-Papoul. Les gens, spontanément, venaient dire merci aux trois danseurs. C’est tout.
Avec Mehdi, on a fait une sorte de contrat il y a cinq ans : devenir un professionnel sans jamais avoir fait un cours de danse; ça y est. Ça marche ! Les seules réactions négatives sont venus des professionnels de la danse parce qu’ils se sentaient agressés.

Mehdi : je peux comprendre que pour Wes ce soit une revendication politique importante. Mais moi, je travaille exclusivement avec Wes. Je compare rarement ce que je fais avec d’autres formes de danse. J’ai fini mes études de l’histoire de l’art et mes références ne sont pas celles de la chorégraphie. Mes références sont à chercher dans les dimensions picturales plutôt que dans un travail de mouvement en soi. Je pense que ça se voit dans ma danse."

*Merce Cunningham (1919 – 2009) a été un élève de Martha Graham, la papesse de la danse contemporaine. De M.C., on dit qu’il a réinventé la danse.

www.lefigaro.fr/culture/mercecunningham
www.ile-de-danse.org

Les références musicales :
- Carl Philipp Emmanuel Bach : le Largo du concerto pour violoncelle, deux violons, alto et basse en la majeur Wq 172
Interpreté par Café Zimmerman

- Georg Friedrich Händel : Acte 2 « par che mi nasca in seno » de Tamerlano HWV 18
Interpreté par Nathalie Stutzmann

- Georg Friedrich Händel: Acte 2 “Ah mio cor” de Alcina HWV 34
Interpreté par Les Arts Florissants, Renée Fleming et William Christie

- Claudio Monteverdi : Pur ti miro de L’Incoronazione Di Poppea
Interpreté par Philippe Jaroussky, Christina Pluhar, l’Arpeggiata et Nuria Rial

 

 

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Suite à la soirée de danse contemporaine qui a rencontrée un vif succès, merci aux danseurs Mehdi Mojahid, Chloé Lemaire et Julie Dubois et à Wes Howard leur mentor, Jean-Louis Camilleri, photographe habitant Saint-Papoul, nous propose un diaporama :

 

 

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